o° Chapitre 4 °o Je suis fier de toi

o° Chapitre 4 °o Je suis fier de toi
_ Pardon?

_ Est-ce que moi, je te fais pitié?

_ Mais là n'est pas la question, Harry.

_ Si, justement!

Harry soutint le regard de son parrain. Il y avait dans les yeux de Sirius une hésitation perceptible qui indiquait qu'il venait de comprendre quelque chose: Il ne savait absolument rien du passé de Harry.

_ Que veux-tu dire, Harry?

La voix de Sirius s'était faite très douce et calme. Les rôles semblèrent s'inverser. Harry sentit qu'il avait dit ce qu'il fallait pour que son parrain cesse de se lamenter, mais il se rendait compte à présent qu'il ne s'en tirerait pas à si bon compte. Et pourtant... Jamais Harry n'avait abordé ce sujet avec personne. Même Ron n'en savait pas grand'chose. Tout ce que son meilleur ami savait, c'était que Harry avait été enfermé dans la plus petite chambre de chez les Dursley pour ne pas qu'il puisse retourner à Poudlard lors de sa deuxième année d'étude, mais Ron ne savait rien de l'"avant". Et Sirius... Sirius encore moins, puisqu'ils n'avaient pas pu avoir de réelle discution durant les vacances d'été, ni pendant les quelques jours que Harry était venu passer Square Grimmaurd pour Noël.

Harry baissa les yeux, se releva et s'éloigna en direction du petit lit. Comment expliquer cela à Sirius?

_ Sirius...

_ Oui?

_ Lors de notre première "rencontre", j'allais entrer en troisième à Poudlard. J'étais dehors, errant dans les rues de Little Whinging. C'est la première fois que tu m'as vu, c'est bien ça?

_ Oui, Harry. Pourquoi?

_ Qu'as-tu pensé, Sirius?

Les yeux de son parrain montraient son incompréhension. Alors, avant qu'il ait pu poser une question, Harry ajouta:

_ Qu'as-tu compris de la situation? De ce que je faisais là, à une heure pareille, avec ma valise? Qu'est-ce que cela t'a évoqué?

_ Je... pardon? Je n'en sais rien, Harry, je n'ai pas vraiment fait d'analyse! Je voulais te voir, c'est tout! Je ne t'avais plus vu depuis que tu avais un an. Pourquoi? Qu'est-ce que j' --

Sirius s'interrompit. Harry lui lançait des regards appuyés pour lui faire comprendre, pour essayer de lui faire deviner ce qu'il y avait à comprendre. Et il comprit. À cet instant précis, ses yeux s'aggrandirent. L'on pouvait y lire un mélange de surprise, d'horreur et d'excuse.

_ Harry, je... Je suis désolé, je... ne savais pas. Je croyais que... que tu partais pour Poudlard autrement, que... que c'était une mesure de sécurité contre moi, je... Je ne sais pas...

Un silence très lourd était tombé dans la pièce tout à coup. Sirius s'était relevé et avait détourné le regard de son filleul. Il commença à arpenter la pièce en tout sens.

_ Tu... tu t'étais enfuis?

Harry n'eut pas besoin d'approuver ou de nier ce que son parrain venait de dire car, ce qui avait sonné comme une question n'en était en vérité plus une. D'ailleurs, Sirius n'attendait pas de réponse. Il était frappé d'horreur. L'horreur de se rendre compte qu'il ne savait rien du passé de son filleul. Et il s'en voulait.

_ Et... peux-tu m'en dire la raison? demanda-t-il, avec une voix dans laquelle son malaise était plus que perceptible.

_ Je peux, mais je ne crois pas que cela soit nécessaire, répondit Harry. Tu as bien deviné, je m'étais enfui parce que je n'étais pas bien là où j'étais. Les Dursley n'ont jamais été très agréables, tu sais.

_ Mais... Tu... Enfin... Pourquoi tu me dis ça? ça n'a r--

Sirius s'interrompit encore une fois, mais cette fois-ci, il y avait un changement inverse dans son attitude. Une forme de bataille intérieure s'était à nouveau engagée. Il cligna des yeux avec un effort apparent qui inquiéta Harry. Il se rapprocha de son parrain et le prit par les épaules.

Mais Sirius se dégagea brutalement. Harry en perdit l'équilibre un court instant et tenta de se rattraper aux rideaux qu'il arracha en tombant.

_ NE T'APPROCHE PLUS DE MOI!!!

_ S-- Sirius?

_ NE ME TOUCHE PLUS JAMAIS!!! Toi et ta pitié! T'as tellement pitié de moi que tu essayes de comparer des situations qui ne sont pas comparables! Tu essayes de me faire croire que tu comprends, que toi aussi tu as été dans le même genre de situation! ENCORE CETTE FOUTUE PITIÉ!!! Ma mère avait raison! C'est tout ce que je suis capable de --

_ Tu n'as rien compris, Sirius!

_ Ah non? Je n'ai pas compris? Alors vas-y! Dis-moi! Dis-moi ce que j'aurais dû comprendre!

L'espace d'un instant, Harry cru avoir aperçu des yeux rouges à la place de ceux de son parrain. Mais Sirius avait très vite détourné la tête et il lui fut impossible de vérifier si c'était un reflet de lumière qui l'avait abusé ou si ses yeux n'avaient pas menti.

_ Tu -- Tu m'écouteras jusqu'au bout? Sans m'interrompre, Sirius?

Était-ce encore son parrain qui se tenait là devant lui?

Sirius sembla se calmer, presque aussi soudainement qu'il avait changé d'attitude la dernière fois. Harry l'entendit respirer profondément à plusieurs reprises. Mais il ne voulait pas prendre l'absence de réponse pour un "oui", alors il attendit que son parrain lui réponde. Sirius s'était approché du petit lit dans le coin de la pièce et s'assit dessus, faisant grinçer les montants du lit, vieux de plusieurs générations, semblait-il.

_ Vas-y, je t'écoute.

Harry se rapprocha de l'armoire à laquelle il manquait une porte et s'assis contre.

_ Tu sais, Sirius, cette chambre est à peu près dix fois plus grande que l'endroit où j'ai dormi jusque l'âge de 11 ans.

_ Quoi? Comment est-ce p--

_ Sirius, s'il te plaît, laisse-moi finir.

Sirius fit un signe de tête qui invita Harry à continuer son récit.

_ Je dormais dans un placard, sous l'escalier de chez les Dursley. Ils n'ont jamais voulu s'occuper de moi, ils me l'ont toujours assez fait sentir. Dudley, leur fils, trouvait amusant de se servir de moi comme punching-ball. Mais c'était loin d'être le pire. Dès qu'il se passait quelque chose qui n'était pas normal, ça retombait sur moi: enfermé dans le placard, sans manger, rabaissé sans arrêts. La seule chose que les Dursley ne m'ont jamais fait -- à part Dudley occasionellement -- c'est de me frapper. Mais certains mots sont pires que des coups, tu sais?

Harry détourna le regard car il senti que celui de Sirius s'était posé sur lui.

_ Je n'avais pas le droit de poser des questions sur mes parents parce qu'ils les détestaient. J'ai toujours cru qu'ils étaient morts dans un accident de voiture. C'est Hagrid, en venant me chercher, qui m'a détrompé à ce sujet-là. Bref, c'était le plus beau jour de ma vie quand j'ai enfin pu quitter cette maison et découvrir la magie. Il y a eu des épreuves, certes, et je ne doute pas qu'il y en aura encore. Mais cela reste l'un des plus grands bonheurs de ma vie. Le second, ce fut de découvir que j'avais encore un parent vivant: toi, mon parrain.

Il respira profondément. C'était étrange de relater tout cela ainsi, alors qu'il ne l'avait jamais fait. Mais d'une certaine manière, cela lui faisait du bien de le raconter à quelqu'un, d'autant plus que Sirius était la seule personne avec laquelle il aurait accepté d'en parler.

_ Avant ma seconde année d'étude à Poudlard, les Dursley ont essayé de m'enfermer dans ma chambre -- à ce moment-là j'avais eu droit à la seconde chambre de Dudley. Ce sont Ron, Fred et George qui sont venus à mon secours et m'ont ainsi permis de pouvoir continuer mes études. Avant ma troisième année, j'ai dû entendre la soeur de mon oncle débiter toutes ces conneries sur les "tares animalières" qu'elle attribuait à mes parents pour que j'ai si mal tourné. Elle insultait mes parents et je n'ai pas pu le suporter. Je ne me suis pas contrôlé et je l'ai gonflée comme un ballon. Ensuite je me suis enfuit, et c'est là que tu m'as vu pour la première fois. Avant la quatrième année, ils ont simplement essayé de m'affamer en me faisant suivre le même régime de Dudley qui fait presque cinq fois mon poids, mais à partir de cette année-là, ils ont été corrects. Et tu sais pourquoi?

_ Non Harry. Pourquoi?

_ Parce qu'ils ont appris ton existence. Tu es la chose qui me soit arrivée de mieux, Sirius. Et jamais je n'éprouverai de pitié pour toi alors que, crois-le ou non, j'ai vécu une expérience similaire.

Un silence suivit qu'aucune des deux parties n'essaya de briser. Harry promena son regard sur les murs lugubres de la pièce. Il vit alors quelque chose dans le coin d'un des tableaux accrochés au mur: une personne les espionnait.

Il se releva d'un bond et se dirigea vers cette toile qu'il avait tout d'abord crue vide. Lorsqu'il parvint plus près, son occupant s'en était allé.

_ Sirius, qui était là?

_ Pardon? demanda celui-ci, sortant doucement de ses pensées.

_ Qui était là? Qui nous observait?

_ Oh... Ma mère.

_ Ta -- mère? Il y a un tableau de ta mère dans ta chambre?

_ Dans mon ancienne chambre, oui. Et pas qu'un.

Harry observa les murs et se rendit compte qu'il y avait un tableau chaque fois qu'il y avait de la place pour en mettre un. Au dessus du petit lit où était assis Sirius, il y en avait deux, en face un seul, et sur le mur parallèle à celui du lit, trois toiles noires étaient alignées.

_ Est-ce que c--

_ Oui, ce sont tous des tableaux de ma mère. Elle les y a collés avec un sortilège que je n'ai jamais pu inverser. À l'époque, ce n'étaient que des tableaux vides destinés à la représenter elle quand elle viendrait à mourir, afin de pouvoir me tourmenter, même morte. En attendant, c'étaient les personnages des autres portraits qui venaient remplir ce rôle. Chaque jour, j'étais surveillé. Chaque jour on me rappelait que je n'étais pas digne d'être un Black. Quelle bénédiction lorsque je pouvais enfin retourner à Poudlard! Malheureusement j'étais obligé de rentrer pour les vacances de Noël. Et pendant ces deux semaines, l'on ne cessait de me répéter que je n'avais pas d'amis, que je n'étais rien et que.. que personne ne voudrais être amis avec moi s'ils savaient ce que j'étais.

_ Ce que tu étais?

_ Ma mère m'a dit qu'elle avait jeté un sorilège de confusion très puissants pour essayer que personne ne se rende compte de ma médiocrité. Elle m'a dit qu'elle avait fait ça par bonté, et que si je ne lui obéissais pas, elle le lèverait, et je n'aurais alors plus d'amis. Plus jamais.

_ Mais c'est faux, Sirius!

_ Et qu'en sais-tu? répliqua-t-il, un peu plus agressif qu'il ne l'aurait voulu. Étais-tu là pour le savoir? Elle me l'a dit, et c'est tout. N'ayant aucun moyen de vérifier, tout ce que je pouvais faire était de la croire, juste au cas où. Jamais je n'aurais voulu perdre James ou Rémus. Jamais.

_ Ce n'est pas de cela que je parlais, Sirius, mais de toi. Tu n'es pas médiocre! Tu es extraordinaire! La seule chose qu'ils pouvaient avoir à te reprocher, c'était de ne pas t'être tourné vers les forces du mal! Et tu as fait le bon choix! Tu as prouvé ta valeur, tu as prouvé que tu étais quelqu'un de bien! Différent de ta famille, et c'est tant mieux!

Les yeux de Sirius s'agrandirent. Il regarda Harry avec un regard nouveau.

_ Tu -- Tu penses vraiment tout ça, Harry?

_ Bien sûr!

Un sourire se dessina sur le visage de son parrain. Peu à peu, il perdit les traits qui l'avaient fait ressembler au Sirius sorti d'Azkaban deux ans plus tôt. Il s'approcha de Harry et le prit dans ses bras. Ils se serrèrent mutuellement pendant quelques minutes. Plus rien à présent ne semblait les séparer.

Ils se dirigèrent vers la porte qui était restée entrouverte et Sirius l'ouvrit avec son pied pour ne pas lâcher Harry qu'il serrait toujours contre lui. Ils commencèrent à descendre les marches recouvertes d'un tapis particulièrement usé et rongé par les mites. Harry s'arrêta en bas des escaliers et se tourna vers son parrain. Il le regarda droit dans les yeux, mettant toute la tendresse dont il était capable dans ce regard afin d'appuyer les mots qu'il allait dire.

_ Sirius, je suis très fier de t'avoir comme parrain.

Sirius ne dit rien tout de suite. Il le regarda en mettant lui aussi autant de tendresse qu'il le pu dans son sourire. Il y eut une entente parfaite entre ces deux êtres, et Harry n'eut pas besoin de voir les lèvres de Sirius bouger pour entendre ces mots:

_ Harry, moi aussi je suis fier de toi. Tellement fier!


o° Fin °o

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Et voilà! Cette histoire est terminée! :D

Je dois dire que je suis assez fière de moi ^^ Mais j'ai parfois tendance à être trop vite satisfaite :s

Quelle est votre opinion? Qu'en pensez-vous? Dites-le moi! :D

J'ai un projet de One-shot à affiner que j'espère pouvoir bientôt mettre en ligne.

Et puis... encore une tonne d'idées auxquelles je voudrais pouvoir donner toute liberté

d'expression et auxquelles je dois mettre un frein si je ne veux pas foirer cette foutue seconde sess' --"

Mais écrire reste mon passe-temps favori, alors je n'arrêterai pas de si tôt xD

À très bientôt, et merci de lire ce que j'écris, cela me fait très plaisir :-)

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# Posté le vendredi 10 août 2007 06:25
Modifié le jeudi 01 mai 2008 10:51

o° Juste un regard °o

o° Juste un regard °o
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o° HP2 °o


Au loin le soleil s'annonçait de par delà les montagnes. Le ciel pâle des premières lumières du jour invitait à la contemplation des merveilles environnantes. Et que de merveilles... Ce n'était certainement pas cela qui manquait aux alentours de Poudlard. Le parc abritait les prémices de la vie printanière à l'ombre des regards indiscrets. Les fleurs bourgeonnantes montraient des signes d'éveil et les dernières empreintes de l'hiver s'effaçaient sous la douce brise tiède qui venait tout droit de la vallée en contrebas. Comme le printemps était en avance, cette année. Février venait à peine de s'installer.

Au milieu de ce parc se tenait un chateau très imposant de par sa taille et ses nombreuses tours. En temps normal et à une pareille heure, certaines lumières seraient déjà visibles au travers des fenêtres, mais ce jour-là étant un samedi, la vie à Poudlard commençait un peu plus tard. Aussi, en observant bien les fenêtres de la tour de Gryffondor, il était possible d'apercevoir la silhouette de quelqu'un, recroquevillée près de cette ouverture.

Cette silhouette était en réalité une jeune fille de 11 ans, assise près de la fenêtre, le visage appuyé contre la vitre dont la fraîcheur bienfaisante l'appaisait. Ses longs cheveux roux reposaient sur ses épaules. Quelques mèches rebelles en dégringolaient doucement pour venir effleurer le visage de leur propriétaire. Ses mains pales de n'avoir pas vu le soleil depuis une éternité étaient enroulées autour de ses genoux, blottis contre elle.

Il y avait des larmes au bord de ses yeux verts. Les traces sur ses joues indiquaient que d'autres les avaient précédées durant la nuit. Son lit, juste à côté d'elle, était à peine défait. Elle n'avait pratiquement pas dormi.

Les autres occupantes du dortoir dormaient encore. Après tout, il n'était que 7 heures et quart. Ginny observa la pièce et dû constater pour la N-ième fois qu'elle était la seule à avoir un tel désordre au pied de son lit. Quelques robes étaient jetées pêle-mèle sur sa valise. Quelques plumes cassées jonchaient le sol et un pot d'encre vide leur tenait compagnie. Ses livres de cours donnaient l'impression d'être tombés de la petite étagère de la table de nuit et deux d'entre-eux étaient ouverts et retournés.

Les autres filles ne cessaient de lui demander de ranger tout ça parce que "ça fait mauvais genre quand les élèves des autres dortoirs passent leur dire bonjour". Mais Ginny ne les écoutaient pas. Elles n'étaient même pas des amies, alors elles n'avaient rien à lui dire. Personne n'avait rien à lui dire, en ce moment. Personne, sauf lui.

Ginny se redressa et sembla fouiller ses affaires du regard. Elle visualisait ce qu'il y avait en dessous de ses robes et du tas de chausettes vaguement empillées dans un coin. Parmis les livres, elle en repéra un plus petit que les autres dont la couverture en cuir noir ne semblait pas avoir été altérée par sa négligeance. Elle s'en saisit, avisa une plume en bon état et un encrier, s'installa à nouveau auprès de la vitre et se prépara à écrire.

_ Bonjour, Tom.

Elle attendit quelques secondes pendant lesquelles l'encre traversa la feuille de papier jauni sans toucher les autres pages du petit journal. Puis la réponse apparut.

_ Bonjour, Ginny.

Son écriture était très nette et soignée. C'était agréable de lire ce qu'il lui écrivait. Lui, son seul ami. Ginny allait lui répondre mais il la devança.

_ Comment vas-tu? As-tu passé une bonne nuit?

Elle suça l'extrémité de sa plume tout en réfléchissant à ce qu'elle allait lui répondre. Par où commencer?

_ Je n'ai pas vraiment dormi, Tom. Je suis... fatiguée. Fatiguée, sans pouvoir dormir. Je ne cesse de pleurer. Je voudrais que ça s'arrête. Mais comment? Comment puis-je faire?

Elle reposa sa plume et attendit la réponse qui ne se fit pas attendre très longtemps.

_ Il n'existe pas de réponses pré-écrites. C'est à toi de les trouver et je suis navré d'avoir à te dire que dans ce domaine, la seule aide que je puisse t'apporter est de t'écouter en essayant de te consoler.

La déception fut visible sur le visage de Ginny l'espace d'un instant puis elle disparut. Elle s'en doutait. En vérité, elle ne s'était pas attendue à recevoir une réponse claire et précise sur "Comment s'y prendre". D'ailleurs, ç'aurait été trop simple.

_ Je l'aime, tu sais?

Une larme accompagna ces mots. Elle tomba sur le journal, venant ponctuer sa phrase, et traversa la page à l'instar de l'encre noire qu'elle utilisait.

_ Ne pleure pas... Tout va s'arranger, tu verras.

_ Mais comment faire pour qu'il me remarque? Comment faire pour qu'il se rende compte que j'existe? Ne suis-je qu'une simple gamine à ses yeux?

Ses larmes continuaient de tomber et de traverser le papier

_ Je ne crois pas, Ginny. Tu es quelqu'un de formidable, il ne peut pas penser sérieusement que tu n'es qu'une gamine. Et si c'était le cas, alors il ne te mériterait pas. Puisque tu en es amoureuse, c'est que tu sais qu'il en vaut la peine. Alors tu vois? Il ne peut pas penser ça...

Un faible sourire éclaira le visage de la jeune fille. Tom savait toujours quoi dire pour la consoler.

_ Merci Tom. Tu es mon seul ami, tu sais? Le seul qui s'intéresse vraiment à moi...

_ Je le sais, Ginny, ne t'en fais pas.

Un bruit à côté d'elle lui fit prendre conscience que quelqu'un venait de se réveiller. Ne voulant pas que l'on lui demande ce qu'elle faisait là, elle écrivit à toute vitesse:

_ Je dois te laisser. Je te donnerai des nouvelles très bientôt, promis.

_ Prends soin de toi, Ginny.

_ Merci.

Ginny referma vite le petit livre noir et se précipita sur son lit en le remettant à sa place initiale: sur l'étagère. Elle s'assit au bord de son lit pour faire croire qu'elle venait elle aussi de se réveiller et chercha une paire de chaussettes correctes. Elle se prépara en silence alors que trois filles dormaient encore, puis elle descendit dans la salle commune où quelques élèves attendaient déjà leurs amis pour aller manger. Elle s'assit dans un des fauteuils près du feu où il avait l'habitude de prendre place et attendit un moment sans trop savoir ce qu'elle attendait exactement.

Elle réfléchissait... Elle pensait à lui, à celui dont elle était tellement amoureuse qu'elle n'en dormait plus. À Harry.

"Tout ce que je voudrais, c'est un regard. Juste un regard. Un de ceux qui me prouveraient que j'existe à ses yeux... Un de ceux qui me laisseraient ne serait-ce qu'un mince espoir..."

Elle sentit que ses yeux se remplissaient de larmes à nouveau et se ressaisit. C'était une chose de pleurer quand personne ne pouvait la voir, ç'en était une autre de pleurer devant tout le monde.

_ Ginny?

Elle se retourna pour voir qui l'avait appelée.

_ Hermione? Tu es déjà levée?

_ Eh bien, en réalité je suis levée depuis une bonne heure à présent, je voulais travailler un peu avant d'aller manger. Et toi?

_ Oh, heu.. Je viens de me lever. J'allais aller dans la Grande Salle.

_ Tu viens, on y va ensemble?

_ D'accord.

"Si seulement ç'avait été Harry qui m'avait proposé de l'accompagner..."


[...]


"Au secours! Je me sens si faible... Où suis-je? Tom? Tom! Je t'en supplie, libère-moi! Laisse-moi partir! Tom!"

Aucune réponse ne faisait écho à son appel. Ginny se sentait partir. Tout autour d'elle, les ténèbres l'entouraient. Elle avait perdu la notion de temps depuis une éternité, semblait-il. C'était encore pire que lorsqu'il la possédait car alors elle était inconsciente. Mais avoir conscience de son impuissance est encore pire que de l'ignorer.

"Si faible... Je suis si faible... Au secours... Que quelqu'un vienne à mon aide, je vous en supplie! Aidez-moi! Harry!!!"

Était-ce un bruit de pas qu'elle avait entendu, lointain écho d'une vie qu'elle cherchait désespérément à rejoindre? Avait-elle effectivement entendu quelque chose? N'était-ce pas son imagination qui l'abusait?

Ginny sentit que des forces lui revenaient. Petit à petit, elle prit conscience du contact de la pierre froide sur laquelle elle était allongée. La sensibilité revint dans ses membres en même temps qu'elle essayait d'ouvrir les paupières, ausi lourdes que si elle sortait d'un profond sommeil.

Elle fit un dernier effort et parvint à ouvrir les yeux. Elle se redressa et vit alors l'énorme Basilic à l'autre bout de la chambre, mort. Un léger soupir de soulagement échappa à ses lèvres et elle se retourna.

Harry. Harry était là, devant elle, le petit journal noir à la main. Et il la regardait.

Elle balbutia quelques mots presqu'incompréhensibles mais Harry l'arrêta.

_ Tout est fini, maintenant. Jedusor n'existe plus... Ils sont morts tous les deux, lui et le Basilic. Viens, Ginny, sortons d'ici. *

Ginny le suivit en baissant la tête. Elle avait tellement honte d'elle. Elle marmonna qu'elle allait être renvoyée, et tout une série d'autres choses qui la tracassaient soudain puis s'arrêta net. Elle venait de se rendre compte de quelque chose de très important: Harry l'avait regardée! Il était venu à son secours! Il savait qu'elle existait!.

Le coeur soudain plus léger, elle se remit en marche, juste au moment où Harry se retourna pour vérifier qu'elle le suivait bien.

_ Après tout, pensa-t-elle, je suis vivante. Et j'ai encore toute la vie pour l'aimer, et lui faire découvrir que je l'aime.

Elle sourit à cette idée.

"Harry Potter, je serai celle qui t'apprendra ce qu'est l'amour, le vrai."



o° Fin °o


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Qu'en avez-vous pensé?

J'ai eu beaucoup de mal à me replonger dans le deuxième tome,

vu que je suis plutôt à fond dans le 5ème et le 7ème.

Mais j'avais vraiment envie de faire un One Shot sur l'amour de Ginny

à ses débuts ^^

J'espère que cela vous a plu :-)

À bientôt pour de nouvelles fictions de mon cru ;-)

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* source: HP2, page 341
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# Posté le mardi 14 août 2007 10:01
Modifié le lundi 07 avril 2008 17:25

o° Chapitre 1 °o Les Champions du Comté

o° Chapitre 1 °o Les Champions du Comté
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o° HP4 °o


_ Oui, peut-être que tu trouverais encore de la bouse de dragon sur tes dossiers, hein, Perce? lança Fred.

_ Il s'agissait d'un échantillon d'engrais en provenance de Norvège! répliqua Percy dont le teint était devenu écarlate. Ce n'était pas moi qui était visé!

_ Oh, si, murmura Fred à Harry, alors qu'ils se levaient de table. C'est nous qui l'avions envoyée. *

Harry, Ron et Hermione rirent le plus silencieusement qu'ils purent alors qu'ils entraient dans la cuisine déserte du Terrier. Ils montèrent l'escalier qui serpentait à travers la maison et s'installèrent tous les 6 dans la chambre qu'occuperaient Harry, Ron, Fred et George pendant la durée du séjour. Bill et Charlie les rejoindraient peut-être un peu plus tard, s'ils ne se faisaient pas prendre...

Il y eut un bref silence, bientôt rompu par Fred, qui lança d'une voix pleine d'enthousiasme:

_ Alors? Qui commence?

_ Commencer quoi? demanda Harry.

_ À poser une question idiote, bien sûr! s'exclama George, comme si la réponse allait de soi.

Voyant le regard interrogateur de Harry, Ron ajouta:

_ Vous ne faites jamais ça, chez les moldus? Dans les familles de sorciers, c'est une sorte de jeu traditionnel, expliqua-t-il. On pose chacun son tour une question idiote -- ou dont le sens n'est pas évident -- et quelqu'un essaye d'y répondre. Si la réponse satisfait celui qui l'a posée et les autres participants, celui qui a répondu gagne trois points. Si cela ne satisfait que celui qui a lancé la question, il gagne quand même un point. Par contre, si la réponse est complètement à côté de la plaque, il perd deux points.

_ Il n'y a pas de limites de négatif ni de durée de jeu, ajouta Ginny.

_ Non, ça c'est plutôt imposé par l'autorité parentale qui nous surprend et nous ordonne de nous rendormir, précisa Fred avec un sourire.

_ Généralement, c'est maman. Mais ça, vous l'aviez tous deviné, ajouta George avec un clin d'oeil.

Les sourires entendus qui s'échangèrent ensuite remplirent le silence qui était revenu, alors que personne ne se décidait à entamer le jeu.

Harry n'était pas très à l'aise. On ne pouvait pas dire que, chez les Dursley, les "jeux de société" ou toute autre forme d'amusement que la télévision étaient fréquents. De toute façon, Harry n'était jamais le bienvenu dans la pièce, alors jouer avec lui? Voilà bien, selon les Dursley, l'une des pires tortures qu'il était possible de leur infliger.

_ Bon ben, je commence! dit Ron.

_ Oh non! C'est toujours toi qui commences, et en plus tu poses toujours la même question! s'indigna Ginny.

_ C'est parce que je n'ai toujours pas eu de réponse! répliqua Ron.

_ Non, laissons quelqu'un d'autre commencer, ajouta Ginny d'un ton ferme.

Personne ne remarqua qu'à cet instant, son regard s'était posé sur Harry.

Alors que Ron et Ginny étaient en pleine argumentation pour déterminer si, oui ou non, ces accusations étaient fondées, Harry se pencha vers les jumeaux, assis juste à côté de lui.

_ C'est quoi, cette question que Ron pose tout le temps? murmura-t-il.

Fred et George se lancèrent un regard entendu.

_ "C'est où, Chudley?", répondirent-ils en mimant un air stupide qui, il fallait bien l'avouer, s'affichait parfois sur le visage constellé de taches de rousseur de Ron lorsque celui-ci ne comprenait pas quelque chose.

Harry se garda bien de répondre que lui non plus ne savait pas où se situait cet endroit. Mais, manque de chance pour lui, Hermione, qui avait écouté leur conversation, s'était rendue compte de l'ignorance visible dans les yeux de Harry. Heureusement, elle eut la présence d'esprit de parler à voix basse pour combler son ignorance.

_ Chudley n'est pas un endroit, Harry. C'était le nom d'une illustre famille de sorciers qui a vécu dans le nord de l'Angleterre au 15ème siècle et qui a combattu la magie noire et les révoltes jusqu'au bout. Leur lignée s'est perdue dans les combats opposants les Gobelins aux Sorciers dans le courant du 17ème siècle. Mais en souvenir de tout ce qu'ils ont fait de bien dans leur vie, l'équipe de Quidditch de Cleveland où se déroula les batailles les plus sanglantes a changé son ancien nom de "Champions du Comté" en "Canons de Chudley". Pour leurs robes, ça ne changeait pas grand'chose: c'était toujours deux "c".

Lorsqu'elle eut terminé son récit, Harry se rendit compte qu'un grand silence règnait dans la pièce. Tout le monde avait écouté l'explication d'Hermione.

_ Qu'en penses-tu, Fred? Trois points?

_ Pour moi, ça en vaudrait au moins dix! s'exclama George.

_ Bienvenue dans le clubs des barratineurs chevronnés, Hermione! ajouta encore Fred en prenant Hermione par les épaules avant de lui serrer la main de manière très officielle.

_ Quoi, c'était pas vrai? demandèrent d'une même voix Ron et Harry.

Tout le monde parti d'un grand fou-rire, même Harry alors que son premier réflexe avait été de rougir de son ignorance et de sa crédulité.

_ Bon eh bien Hermione, tu es déjà en tête! Notre entraînement d'hier a porté ses fruits ^^ Qui pose la question suivante? demanda Ginny.

_ Je crois que nous devrions laisser Harry en poser une deuxième, vu qu'il n'était pas au courant que le jeu avait commencé lorsqu'il a posé la première, dit Ron.

_ Je suis d'accord, dit George. Vas-y Harry, nous t'écoutons.

Et encore un silence qui s'installe. Quelle question Harry pourrait-il bien poser? Il se creusa la tête un instant puis, sans trop réféchir, il demanda:

_ C'est quoi l'origine de vos prénoms?

Tous se regardèrent étrangement.

_ T'as pas envie d'être un peu plus précis, Harry? Par exemple, tu pourrais délimiter cette question à une personne en particulier, non? demanda Fred.

_ Heu... D'accord. Disons... Bill! Pourquoi l'a-t-on appelé ainsi?



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Alors? Vous avez votre propre théorie sur la question?

Si c'est la même que moi, je vous récompenserai, promis ^.^

La suite dès que j'aurai avalé ces 30 pages de philosophie...

Peut-être ce soir =^o^=

Oh, au fait, j'ai une question à vous poser:

Vers quelle heure (ou quelles heures) êtes-vous le plus souvent sur Skyblog?

Cette question vient de ma frustration à ce qu'il n'y ai jamais personne quand j'y suis... :(

Alors si je peux calquer mon horaire sur les vôtres en fonction de mes possibilités... ;-)

Voilà, j'espère que ce premier chapitre vous a plu =)

À bientôt !

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Edit: j'ai très légèrement modifié le texte d'origine. J'ai reçu un commentaire me disant que cet épisode était un peu... improbable, et pas crédible. Qu'en pensez-vous? Voyez-vous des choses à changer?

* Source: HP4 page 73

[10] [20] [30] [40] [50] [60]?

Merci à WEASLEY-GIRL de m'avoir mis le 200ème commentaire, et bien plus encore ^.^
# Posté le samedi 18 août 2007 03:15
Modifié le lundi 07 avril 2008 17:30

o° Chapitre 2 °o État de lévitation momentanné...

o° Chapitre 2 °o État de lévitation momentanné...
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_ Bill?

_ Pourquoi lui? s'étonna Ron. Il n'est même pas dans cette pièce!

_ Au contraire, c'est mieux! affirma Ginny. Ainsi Harry ne pourra pas voir directement si ce que nous lui répondons est juste ou totalement inventé ;)

_ Ah, bien vu, p'tite soeur! ajouta Fred.

_ Bon alors, qui se propose de répondre? demanda George.

Un silence de quelques minutes suivit. Apparemment, personne n'était très inspiré sur ce sujet-là. Harry se demanda un instant s'il ne venait pas de poser une question tellement idiote qu'il ne pouvait y exister de réponse. Puis, à son grand soulagement, Ron pris la parole.

_ Bon ben, quand faut y aller... Vous savez tous que Papa est un grand amateur d'appareils moldus?

Tous hochèrent la tête. Ce n'était un secret pour personne.

_ Eh bien, peu avant la naissance de Bill, papa était allé faire du lèche-vitrine devant le magasin d'écletro-némangers, dans la ville voisine. Maman ne voulait pas qu'il s'adonne à ces "fantaisies" comme elle disait, alors qu'elle était enceinte. Surtout qu'il faisait froid et humide, c'était pratiquement l'hiver, n'oubliez pas! Du coup, à force de sortir souvent et d'aller faire les cents pas devant les magasins, papa avait attrapé un rhume du tonnerre! Un soir, quand il est rentré à la maison, maman lui a demandé s'il avait eu le temps de réfléchir au nom qu'ils donneraient à leur fils qui naîtrait le sur-lendemain. Mais papa, trop absorbé par ce qu'il faisait, a cru que maman lui demandait ce qu'il avait dans les mains. Il lui a donc répondu:" 'n bile" au lieu de "une pile". Mais maman, trop contente qu'il ait enfin la réponse à la question qu'ils s'étaient posée tout le mois de novembre, ne s'est pas rendue pas compte qu'ils n'étaient pas du tout sur le même sujet. Alors quand notre grand-frère est né et que maman, toute heureuse d'avoir une réponse à la question du guériseur, lui a dit que son fils porterait le nom de William Bill Arthur Weasley, papa l'a regardé avec un mélange d'étonnement et de... gène ^^ Il croyait que maman avait pris la décision toute seule parce qu'elle en avait marre de l'attendre, alors il n'a rien dit. Et je crois bien que Bill n'a jamais connu l'origine de son prénom. Je l'ai entendue par hazard un soir de noël où papa avait trop bu :p

Tous se regardèrent. Dans ces échanges de regards, l'on pouvait lire le message: "c'est vrai, cette histoire?" circuler parmi l'assistance.

Fred fut le premier à réagir.

_ Bravo, Ronounet! Quel talent, vraiment ;)

_ Alors, 3 points? Ou seulement 2? demanda Harry qui était un peu perdu dans la manière dont les points étaient donnés.

_ Attendez!

Une voix s'était soudainement élevée parmi eux, la voix de Ginny.

_ Je crois que.. peut-être Harry peut connaître la véritable histoire du prénom de Bill, non? Elle est certes légèrement ridicule, mais bon...

_ Quelle véritable histoire? demanda Ron avec des yeux ronds.

_ Ben... la vraie quoi!

Voyant les regards interrogateurs de ses frères, Ginny continua.

_ Tante Tessie ne vous a pas fait ce coup-là, à vous, l'été dernier? Juste après qu'on soit rentrés d'Egypte, le repas familial, ça ne vous dit rien?

_ Ben si, répondit George, mais de quel "coup" tu parles?

_ Si c'est celui du "comme-tu-as-grandi-fais-voir-tes-mains-si-elles-sont-propres", on y a eu droit tous des deux, George et moi, ajouta Fred.

_ Non, pas celui-là, répondit Ginny. Celui de t'attraper par le col de ta chemise et de te dire qu'elle a un tas de choses intéressantes à raconter et que tu vas certainement t'amuser follement ^^'

_ Elle a déjà essayé avec moi, dit Fred, mais je me suis éclipsé à temps :p

_ Eh bien moi, je n'en ai pas eu le temps, répliqua Ginny. Et j'ai eu droit à une histoire complète et détaillée de la famille, dont une grande majorité relatait ses aventures à elle, ce dont je me serait bien passée -_-'

_ Et alors? C'est quoi cette histoire? demanda Ron.

_ Quoi, ses aventures?

_ Mais non, enfin! Pour le prénom de Bill!

_ Aaah oui, ça... Ben en fait, c'est un truc un peu ridicule ^^'

_ Allez Ginny, racontes! dit George.

_ Là t'en as trop dit ou pas assez, alors on attend! ajouta Fred.

Ginny parut enchantée de l'effet provoqué par son début d'histoire et se fit prier encore quelques secondes avant de finalement commencer son histoire. Ce n'était pourtant pas dans ses habitudes, elle si discrète... Mais elle s'en fichait, elle passait une excellente soirée.

_ Savez-vous où maman a réellement accouché?

Tous hochèrent la tête négativement, au grand étonnement de Harry qui pensait que ce genre de choses étaient connues. Hermione remarqua une fois encore son étonnement et répondit en vitesse à sa question silencieuse.

_ Chez les sorciers, le lieu de naissance n'est pas toujours répertorié. En fait, c'est même plutôt rare. On enregistre seulement le nom donné et le lieu d'habitat. Et puis le fait d'accoucher dans un hopital ne va pas nécessairement de soi.

_ Ah bon... o_o

Ginny reprit la parole.

_ Il est né en Australie, lors d'un voyage pour le boulot de papa que maman avait tenu à faire également. Papa avait été invité à une sorte de congrès à Rockhampton sur l'Aide à la Protection des Moldus contre les Sorciers Mal-Intentionnés, à l'époque où il débutait sa carrière et où il avait besoin de parfaire quelques-une de ses connaissances. Il parait qu'on a de la famille là-bas et que maman voulait leur rendre une petite visite. Mais à la base, elle n'était pas supposée accoucher avant trois semaines, alors elle se croyait à l'abri, en quelques sortes. Lors de ce voyage, papa et maman ont été se promener le long de la côte, et c'est là que maman a dû accoucher d'urgence, sans qu'on ai pu l'emmener à l'hopital. Papa s'est débrouillé correctement, mais une fois Bill né et le cordon coupé, un petit accident est survenu ^.^

À ce moment du récit, Ginny fit une pause. Elle qui ne prenait pas souvent la parole s'étonnait de ce que l'on peut appeler un certain talent d'oratrice. L'assemblée attendait, suspendue à ses lèvres, qu'elle daigne cesser de se faire prier et qu'elle continue son récit.

Elle leur épargna une trop longue attente et repris:

_ Bill a lévité!

...

_ Pardon? O.O demandèrent-ils tous d'une seule voix.

Ginny était très contente de la réaction provoquée et elle faisait son possible pour cacher sa grande envie de rire.

_ Je vous l'avais bien dit que c'était un peu ridicule!

_ Je veux bien, dit Ron, mais où est le rapport avec le prénom donné à Bill?

_ Il est là! affirma-t-elle. Attends, laisse-moi finir. Il s'est mit à léviter dans les airs, à quelques mètres du sol et hors d'atteinte de papa et maman qui n'avaient pas emporté de balai ni quoi que ce soit qui puisse leur permettre de rattraper leur fils. Maman, déjà épuisée par l'accouchement, s'énervait devant l'impuissance de papa dont les sortilèges d'attraction n'avaient aucun effet. Jusqu'à ce que, quelques dizaines de minutes plus tard, ils comprennent ce qui avait bien pu provoquer un tel phénomène chez leur nourrisson!

_ Ils auraient pourtant pu --

_ Chut! Hermione, s'il te plait, laisse-moi terminer mon histoire! dit-elle, l'air de ne pas plaisanter du tout.

_ Heu oui oui, pardon... n_n'

_ Donc, reprit Ginny, ils comprirent ce qui rendait les sortilèges de papa impuissants: Bill s'était fait piquer par un Billywig!

Un long silence suivit. Tous les regards se tournèrent vers Hermione, comme si elle était la seule susceptible de savoir ce qu'était un billywig. Mais Hermione, peut-être pour la première fois de l'année, ne savait pas de quoi Ginny voulait parler. Elle semblait pourtant se creuser la cervelle à la recherche d'un petit élément qui lui indiquerait ce que pouvait être cet animal ou ce végétal, mais rien, pas un indice.

_ Et heu... commença Harry. Qu'est-ce que c'est?

_ Comment ça, qu'est-ce que c'est? Vous n'avez pas vu ces créatures en cours de Soin aux Créatures Magiques?

_ Non, répondirent-ils tous en hochant la tête.

_ Ah... étrange. C'était pourtant au programme l'année passée. Enfin, je suppose que certains professeurs varient leurs cours chaque année. Bref, personne n'a la moindre idée de ce que c'est?

_ Ginny, si tu insistes encore un peu sur l'ignorance générale, et sur celle d'Hermione, elle va nous faire une attaque! plaisanta Ron.

Hermione n'eut pas l'air de partager l'humour de Ron, mais elle préféra l'ignorer et focaliser son attention sur Ginny qui s'apprétait à combler l'ignorance de l'assistance.

_ Un Billywig, récita-t-elle, est une toute petite bête bleue volante qui vient d'Australie. Sa piqure a pour effet un léger tournis et un état de lévitation momentané.

_ Sans blague?! s'exclamèrent Fred et George d'une même voix.

_ Comme pour les Fizwizbiz? demanda Ron, intéressé.

_ En plus fort, mais oui. Tu ne savais pas que ce sont les dards de Bilywig qui sont utilisés dans la fabrication des Fizwizbiz?

Ron fit une grimace qui semblait soudain transformer son intérêt en un "c'est la dernière fois que j'en mange".

Fred et George furent à peine étonnés, mais par contre Harry semblait partager le sentiment de Ron. Un bonbon, quel qu'il soit, contenant un dard de petite bête bleue, ne lui inspirerait plus tout à fait confiance.

_ Bon alors quoi? demanda Harry. Qui dit vrai dans cette histoire?

Les autres se regardèrent, ceux qui n'avaient pas émis d'hypothèses observant les narrateurs. Au vu de la tête de Ron, il semblait clair que son histoire avait été inventée. Mais celle de Ginny leur paraissait à tous légèrement... improbable.

_ C'est à toi de choisir, Harry. Dis-nous, d'après toi, qui a dit la vérité et qui a menti, répondit George. C'est la règle du jeu.

_ Ah oui c'est vrai n_n'

Harry n'en avait vraiment aucune idée. Mais à bien y réfléchir, celle de Ron semblait la plus probable. Oh, et puis tant pis s'il se trompait.

_ Ron dit vrai, dit Harry à voix haute.

À l'instant où il prononça ces mots, il su qu'il venait de se tromper. Ron le regarda avec des yeux ronds qui disaient à la fois qu'il était flatté et "mais comment t'as pu croire une histoire pareille?".

_ 3 points pour Ginny! clama Fred.

_ Je n'en reviens pas qu'on ai pu nous cacher une histoire pareille, dit Ron avec un air ahuri. C'est quand même incroyable! Il faudra que j'en parle à maman un de ces quatres.

_ Pour quoi faire? demanda Hermione. Tu viens déjà d'entendre toute l'histoire.

_ Et bien pour qu'elle m'explique pourquoi on ne l'a pas su plus tôt, c'est évident!

_ Tu ne crois pas que tu pourrais... l'embarrasser?

_ Comment ça?

_ Eh bien... si elle ne vous en a pas parlé, c'est peut-être parce qu'elle en a un peu honte ^^'

Ron se tu et réfléchis un moment. Pendant ce temps, Ginny observait la scène avec un regard amusé. Il fallut quelques instants à l'assistance pour se rendre compte qu'en réalité, Ginny essayait tant bien que mal de réprimer un fou-rire.

_ Que se passe-t-il? demanda Hermione. On a dit une bétise?

Ginny n'en pu plus et éclata en un rire franc et communicatif. Bientôt, tous rirent sans trop savoir pourquoi. Au bout de quelques minutes, ayant mal aux côtes et du mal à reprendre une respiration normale, Ginny parvint à articuler quelques mots.

_ Vous croyez vraiment ce que j'ai raconté? X'D

Il y eu un silence uniquement rompu par les rires de Ginny car les autres s'étaient arrêtés et se regardaient à présent avec interrogation.

_ Tu veux dire que tu nous as baratinés? s'indigna George.

_ Complètement! X'D

_ J'y crois pas! Tu nous fais ça à nous! dit Fred.

_ On peut même plus faire confiance à la famille! s'indigna George.

_ Mais où va-t-on?! Je vous le demande! continua Fred, sur le même ton qui sonnait un rien pompeux.

_ Mais alors, c'est quoi la vraie histoire? demanda Harry que cette question, il ne savait pas trop pourquoi, finissait par obséder complètement.

_ C'est mille fois plus simple! articula Ginny en se reprenant.

_ Ben vas-y, racontes, dit Fred. Mais ce coup-ci, la vérité!

_ Okay okay, mais je croyais que vous le saviez tous et que vous faisiez semblant de ne pas savoir pour inventer d'autres histoires.

_ Nous te prions de bien vouloir cesser d'insister sur notre ignorance, Ginny, dit Fred en appuyant son regard.

_ Eh bien, dit-elle, c'est tout simplement le prénom du frère de papa! "Bilius", abrégé en "Bill".

_ Mais "Bilius", c'est mon deuxième prénom! s'indigna Ron.

_ Eh bien c'est le premier de Bill :-p

Fred et George se heurtèrent le front de la paume de la main en disant "mais comment on a pu oublier ça? O.O"

La soirée continua dans la bonne humeur, à peine troublée par le court passage de Percy qui exigea le silence afin de pouvoir dormir car il y en a qui travaillent demain!.

Qui a gagné? Ginny, évidemment ^^

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Eh voilà, fin de cette fic!

Je sais, je vous ai fait attendre -____-"

Mais je n'arrivait plus a écrire ^^'


Eh oui, ça arrive parfois... En tout cas, merci d'avoir été patients,

et d'être venus lire ce texte :)

Au moins, le chapitre est plutôt long, non? :p

N'hésitez pas à me donner votre avis, à me faire remarquer des erreurs ou des incohérences,

je ne suis pas à l'abris de pareilles fautes, malheureusement. Mais j'ai essayé de tout faire pour le mieux :)

Une bonne journée / soirée / nuit à vous tous,

Biiiiiiixooouuus =)

ps: l'image est nulle, mais j'ai pas encore trouvé quelque chose de bien. Et vous? o.O

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[10] [20]?
# Posté le lundi 20 août 2007 15:05
Modifié le mercredi 26 septembre 2007 17:29

o° Je serai magique ! °o

o° Je serai magique ! °o
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o° HP0 °o
[ça se passe avant le début de HP1 ^^]

_ Hermy? Rentre, ma chérie, on va manger.

La petite fille aux yeux bruns releva le nez de son livre. Elle fit signe à sa mère qu'elle avait bien entendu l'appel et qu'elle arriverait dans un instant. Elle était si bien installée pourtant... En dessous du saule pleureur, dans le fond du petit jardin aménagé par ses parents. Le soleil brillait très fort au-dessus de la voûte des arbres et le feuillage parvenait à peine à offrir de l'ombre à la petite fille de dix ans qui y avait trouvé refuge.

Elle se redressa et rassembla ses affaires. Les livres s'étaient étalés un peu partout autour d'elle au gré de ses lectures. Certains d'entre eux lui avaient été offerts par son père pour la récompenser de sa réussite prodigieuse à l'école primaire. "Avec ton intelligence, tu feras médecin ou avocate!" avait-il proclamé. Elle aimait bien que son père soit fier d'elle. Après tout, elle travaillait surtout pour ça: avoir de la reconnaissance.

La petite fille observa la couverture du plus épais ouvrage qu'elle ait reçu. Elle en avait déjà parcouru la moitié des pages car elle avait trouvé le sujet passionnant: Histoire et Décadence de la Royauté en France. Ce pays lui plaisait beaucoup. Souvent, pendant les vacances, ses parents l'emmenaient quelque part en Provence ou en Normandie. Elle ne comprenait pas bien le français, son père lui avait seulement appris quelques mots utiles, mais le charme de la langue agissait toujours sur elle, même une fois rentrée de France.

À la rentrée, elle serait en première année au collège Ste Monique, un endroit réputé pour le très bon niveau de ses cours et pour le haut taux de réussite de ses élèves. Alors, pour se préparer à ce qu'on attendrait d'elle à ce moment-là et ne surtout pas décevoir ses parents, Hermione avait décidé de lire tous les livres prévus au programme et quelques-uns de plus, pour sa culture générale.

Elle était la fierté de ses parents. Si intelligente, si maligne... Le rêve de son père, elle le savait, était qu'elle se dirige vers la dentisterie plus tard. Même s'il lui prédisait une brillante carrière de médecin, il rêvait qu'elle suive ses traces, comme nombre de parents.

Après tout, pourquoi pas. C'était une profession comme une autre, qui lui permettrait d'avoir une vie plutôt aisée lorsqu'elle deviendrait adulte et qu'elle se marierait et qu'elle fonderait une famille. En tout cas, c'était ce que lui avait raconté sa maman. Tout cela était tracé d'avance, mais vu qu'elle n'avait pas de meilleure opportunité pour le moment, cela lui convenait parfaitement.

_ Dépêche-toi, s'il te plaît, ça va refroidir!

_ J'arrive, maman.

[...]


_ Hermy? Descends un instant, s'il te plaît, ta mère et moi voudrions avoir une petite discussion avec toi.

Une discussion? Qu'avait-elle bien pu faire qui provoque une discussion?

Hermione descendit les marches de l'escalier recouvert de moquette. Elle entra dans le salon et vit ses deux parents assis dans le divan. Ils ne firent pas le moindre signe qui aurait pu attester du fait qu'ils aient remarqué sa présence. Néanmoins, Hermione alla s'asseoir face à eux, dans un des deux autres fauteuils qui meublaient la pièce aux couleurs lilas, et attendit que ses parents disent quelque chose.

Ce silence dura une à deux minutes. Puis, son père redressa la tête et regarda Hermione. L'intelligence de sa fille se lisait dans ses yeux. Quelle réussite, quel rêve d'avoir eu une enfant pareille! Fallait-il vraiment tout gâcher...?

_ Hermione.... Nous... Nous avons reçu une lettre à ton sujet.

_ Une lettre, papa? Aurais-je fait quelque chose de mal?

_ Non, non, ma petite chérie, rien de mal.

Mr Granger dû respirer plusieurs fois avant de continuer à parler. Cela sembla lui coûter énormément de prononcer les mots suivants.

_ C'est au sujet d'une école. Une école qui t'offre une place de choix, disent-ils.

_ Une école? Je ne vais plus à Ste Monique?

_ C'est à toi de décider, Hermy, dit Mrs Granger. Nous ne voulons rien t'imposer dans le choix de tes études, ça doit rester ta décision.

Ah bon, elle avait le choix? Quel choix? Il lui avait pourtant semblé que tout avait été décidé d'avance!

_ De quelle école s'agit-il?

St Therèse? Elle en avait entendu parler, c'était aussi une école qui avait une bonne réputation. Mais elle était bien plus éloignée de là où elle habitait et ses parents préféraient qu'elle reste en externat. Ou alors cette gigantesque école à côté de la piscine publique.

_ Cette école s'appelle Poudlard.

_ Poudlard?

Hermione se mit à rire franchement. Comment ses parents pouvaient-ils envisager l'idée de l'envoyer dans une école dont personne n'avait jamais entendu parler dans les parages et dont le nom était aussi ridicule?

Puis, voyant que ses parents ne partageaient pas son hilarité, elle se ressaisit et demanda:

_ Et qu'a-t-elle de particulier, cette école?

Mr et Mrs Granger se regardèrent un instant. Dans leurs yeux, Hermione pu lire: "C'est toi qui lui dit, ou c'est moi?"

_ Eh bien..., commença Mrs Granger, c'est un peu... particulier. Il s'agit d'une école de Sorcellerie.

Il y eut un blanc de plusieurs minutes. Hermione, qui avait été prête à repartir dans un fou-rire certain en entendant ces mots absurdes, s'était ravisée en observant l'air particulièrement sérieux de sa maman.

Une école de Sorcellerie? Mais cela n'existait pas!! C'était ce qu'on lui avait toujours appris. La sorcellerie, la magie, tout ça c'est du fantastique, de celui qu'on retrouve dans les contes pour enfants! Ses parents lui faisaient-ils une blague?

_ C'est une plaisanterie?

_ Non, Hermione, c'est tout ce qu'il y a de plus sérieux.

QUOI????

Mais ça chamboulait toutes ses théories universelles, toutes celles qu'elle avait apprises dans les livres et à l'école!

_ Je.. Je peux voir la lettre?

_ Oui, bien sûr...

Sa mère lui tendit l'enveloppe de parchemin jauni sur laquelle était indiquée son adresse à l'encre vert émeraude. Au dos de l'enveloppe, le cachet avait été brisé lors de l'ouverture, mais l'on pouvait encore distinguer quatre animaux: un lion, un aigle, un blaireau et un serpent entourant la lettre "P".

"ça alors, c'est original", pensa-t-elle.

Elle ouvrit l'enveloppe et en tira une feuille du même papier qui conférait à l'ensemble une allure très ancienne. Elle parcouru son contenu avec une attention accrue. Comment cela était-il possible?

Une fois sa lecture finie, la fillette resta silencieuse. C'était bien trop gros pour être une plaisanterie. De plus, la lettre était tout ce qu'il y avait de plus officiel. Une école de sorcellerie? Comment se faisait-il qu'elle n'ait jamais encore entendu parler de l'existence de pareilles institutions?

_ Tu n'es pas obligée de répondre immédiatement, Hermione. On nous a dit que tu devais confirmer pour le 31 juillet au plus tard, tu as donc encore quelques jours.

_ Qui ça, "on"?

_ Eh bien... répondit Mrs Granger, l'air quelque peu embarassée. Quelqu'un nous a apporté la lettre.

_ Qui ça?

_ Le professeur Vector, a-t-il dit qu'il s'appelait. Armand Vector.

Hermione relu certains passages de la lettre et s'arrêta sur l'un de ceux qu'elle avait trouvé des plus étranges.

_ Mais... ça veut dire quoi "envoyez-nous votre hibou"? Quel hibou?

_ Eh bien... Il semblerait que les hiboux s'occupent de livrer le courrier pour eux.

_ Comment?!

Mais c'était impossible: les hiboux sont des rapaces nocturnes! Comment son père pouvait-il lui raconter une chose pareille?

_ Je sais ce que tu penses, Hermy chérie, et tu as tout à fait raison. Mais il semblerait que dans leur monde, les choses soient différentes...

_ Comment sais-tu ça, papa? O.O

_ Nous avons reçu une lettre en annexe qui nous expliquait les différents points qui auraient pu nous poser un problème de compréhension.

_ Je... je peux la voir aussi?

_ Heu.. oui, bien sûr, répondit sa mère. Attends une minute, je vais la chercher.

Mrs Granger se leva du divan et sorti de la pièce. Hermione l'entendit fouiller dans les tiroirs de la commode qui se trouvait dans le couloir. Si la lettre était rangée là, cela signifiait qu'elle ne venait pas d'arriver. Depuis combien de temps ses parents savaient-ils cela?

Mrs Granger revint dans le salon en tenant à la main une enveloppe bien plus épaisse que celle qui contenait l'invitation.

Hermione tendit la main et reçu l'épaisse missive. Elle déplia la feuille de parchemin qui se révéla bien plus longue qu'elle aurait pu l'imaginer. Elle parcouru son contenu des yeux et vit que c'était organisé en une sorte de question-réponse. C'était intitulé: Questions les plus fréquemment posées par les parents moldus. "Moldus"?

Elle lu:


Qu'est-ce qu'un moldu?
C'est une personne qui n'est pas douée de pouvoirs magiques.

Qu'est-ce qu'un sorcier?
Le contraire d'un moldu.

Qu'est-ce que Poudlard?
Une école de Sorcellerie très réputée qui offrira un enseignement de qualité à votre enfant.

Comment se fait-il que mon enfant ait des pouvoirs alors que nous n'en avons pas?
C'est ainsi, et cela ne s'explique pas. Vous avez probablement un lointain ancêtre qui en possédait les gènes et voilà seulement qu'ils se manifestent dans votre famille.

Est-ce une maladie?
Non, c'est dans les gènes, on vous dit!

Avons-nous le choix de le laisser partir ou pas?
Certes, mais nous ne vous le conseillons pas. L'enfant qui a des pouvoirs magiques doit être encadré de manière spécifique pour que ses pouvoirs soient contrôlés et sans danger pour son entourage. Non pas qu'il pourrait vouloir faire quelque chose de mal, mais tant qu'il n'aura pas suivi un enseignement approprié à ses dons, on ne peut être sûr de rien. Il lui faudra apprendre à s'en servir pour en faire un usage plus certain.

N'y a-t-il aucun danger pour lui de partir dans une école pareille?
Pas plus qu'il n'y en aurait de le laisser aller dans une école moldue.

Pourquoi "envoyer un hibou"?
Parce que chez nous, cela correspond à votre bureau de poste. Sachez que si vous ne possédez pas de hibou, nous en enverrons un chercher votre réponse le 31 juillet, à 20h.

Où trouver les fournitures scolaires indiquées sur la liste?
Il existe un endroit à Londres que nous appelons le chemin de traverse et dans lequel vous trouverez tout ce dont votre enfant a besoin. Pour vous y rendre, il y a une astuce que vous ne découvrirez qu'une fois l'inscription de votre enfant confirmée.

Peut-on parler de sorcellerie à nos amis?
Nous ne vous le conseillons pas, car en ce cas, nous serions finalement avertis et vos amis devraient se soumettre à un sortilège qui effacera le souvenir de ces révélations. De plus, envisageriez-vous sérieusement de parler de cela à quelqu'un? Vous seriez la risée de vos amis, voyons!

Où ces études vont-elles mener mon enfant ?
Elles le mèneront à poursuivre d'autres études qui permettront au final à votre enfant de faire sa place dans notre société.

...



Le parchemin faisait en tout un bon mètre de long, et Hermione le lu entièrement.

Une fois sa lecture achevée, elle releva les yeux et regarda ses parents. Ceux-ci semblaient tracassés, comme lorsqu'elle avait eu la grippe deux mois plus tôt et qu'elle risquait de ne pas pouvoir passer ses examens.

_ Puis-je retourner dans ma chambre? S'il n'y a pas d'urgence pour la réponse, je voudrais réfléchir.

_ Bien sûr, Hermione, répondit sa mère. Monte donc, nous t'appellerons quand le repas sera prêt.

[...]

Elle referma la porte de sa chambre derrière elle. Son lit, impeccablement fait, était au centre de la pièce. Le couvre-lit qui le recouvrait représentait des constellations de l'univers. Elle s'allongea au milieu de ce ciel de coton et fixa le plafond d'un regard qui avait gardé, du salon jusque sa chambre, tout son étonnement.

Une sorcière ? Elle était une sorcière !?

Ce n'était pas banal comme décision à prendre : une vie normale et sans surprises, ou une vie extraordinaire, dans un monde que, quelques instants plus tôt, elle aurait qualifié de « paranormal » et d' « inexistant ».

Quitter les sentiers battus ? Partir à l'aventure dans un monde inconnu ? Cela ressemblait tellement aux livres qu'elle lisait étant petite. Elle en avait rêvé, de ces mondes magiques, elle avait aspiré à une existence hors du commun. Mais elle avait été ramenée à la raison, chaque matin en s'éveillant. On lui offrait une possibilité de choisir une vie incroyable ! Où se situait son doute, exactement ? Elle ne se comprenait plus. Etait-ce si difficile d'accepter de changer les plans qu'on avait déjà tracés ?

Une sorcière... Sortir de la norme... Vivre au beau milieu d'un monde dont elle rêvait depuis toute petite... Réaliser les rêves auxquels elle avait appris à renoncer... Vivre... vraiment! Ne pas travailler pour plaire à ses parents, mais pour se faire plaisir !

Être magique !

Cette dernière idée lui ôta ses derniers doutes et apposa un grand sourire sur son visage de petite fille. Sa décision était prise : elle vivrait sa vie, pas celle de ses parents.

_ Maaaman ! Paaaaapaaa ! cria-t-elle en sortant de sa chambre et en dévalant les escaliers. Je vais avoir besoin de nouveaux liiiivres !!!


o° Fin °o

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Eh voilà, j'ai enfin réussit à coucher sur papier ces idées qui me trotaient dans la tête depuis quatre plombes ! ^^

J'espère que cela vous a plu ☺

Je trouvais qu'on ne parlait jamais de la vie d'Hermione avant Poudlard ^^'

Dites-moi ce que vous en pensez :p

À bientôt pour la suite de mes fics ^o^

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Je ne parviens pas à trouver les mots pour te remercier de tes VRAIS commentaires, Alice. Vraiment, ça me fait très plaisir d'avoir de véritables critiques de la part de quelqu'un qui a un vocabulaire plus étendu que la moyenne des gens qui passent sur ce sky --'

J'espère sincèrement que ce que j'écris continuera de te plaire...

Au fait, simple question, as-tu un sky? écris-tu toi aussi?
Tu es la seule à laisser des commentaires sans être connectée, à part les casse-pieds qui font de la pub parfois.

Merci encore pour tes visites :-)


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# Posté le lundi 20 août 2007 16:01
Modifié le jeudi 01 mai 2008 10:37